samedi 19 août 2017

Après 3 ans d’absence, l’eau revient à Walungu



Ce Mercredi 16 août à Walungu, en province du Sud-Kivu, une effervescence peu commune se faisait observer à l’hôpital général de référence « Fond social du Kivu »(FSKI).  Après plus de 3 ans d’absence, l’eau courante revenait à l’hôpital à la grande joie de son personnel et de ses usagers.

Walungu est un territoire situé en province du Sud-Kivu à environs 45 kilomètres au Sud-Est de la ville de Bukavu en République démocratique du Congo. 

« Cela fait plus de trois ans que je suis ici à Walungu et en tant que médecin, je n’avais jamais vu l’eau couler des robinets de l’hôpital. Mais aujourd’hui l’eau coule à la grande satisfaction de tout le personnel de l’hôpital et des habitants bénéficiaires de nos services » a déclaré Mr Marcellin Musimwa, médecin directeur ai de l’hôpital général FSKI à Walungu. 

C’est depuis plusieurs années maintenant que Walungu et ses environs connaissent des difficultés liées à l’approvisionnement en eau potable. La première adduction d’eau potable avait été construite en 1952. Elle alimentait les habitants de Walungu ainsi que l’hôpital. Selon le Président de la société civile de Walungu, Mr Emmanuel Balolage, ce réseau a été étendu en 1978 afin de faire face à l’accroissement de la population de Walungu. Mais avec le temps, le réseau n’arrivait plus à fournir suffisamment d’eau à ses usagers et à répondre à la demande de l’hôpital à tel point que les habitants et le personnel de l’hôpital devaient s’approvisionner dans les ruisseaux à proximité. 

Témoin de cette situation, la Monusco, à travers le contingent Pakistanais présent sur place, a soutenu la demande des populations de Walungu de les aider à rénover le réseau d’adduction d’eau potable de l’hôpital. Grâce aux travaux de ce contingent, l’hôpital FSKI – qui enregistre 150 naissances en moyenne par mois– a de nouveau de l’eau. 

« Nous faisions recours à l’eau des ruisseaux de Chigezi et de Kashagari même après l’accouchement. Cela nous amenait à attraper des infections vu la qualité de l’eau qui est impropre à la consommation » a dit Neema une femme rencontrée à l’hôpital. 

Présent ce jour pour l’inauguration du nouveau réseau d’eau potable de l’hôpital, Mr Karna SORO, Chef de bureau de la Monusco au Sud-Kivu,a promis de poursuivre ce projet de rénovation de l’adduction d’eau potable de Walungu afin que les habitants puissent aussi avoir de l’eau potable en quantité suffisante. Pour cela de nouveaux tuyaux seront posés depuis la source de Muhambwe jusqu’à Chigengere et les bornes fontaines seront remises en service.

A noter que ce projet, qui a duré à peu près 30 jours, a coûté 15.000 dollars américains.


lundi 7 août 2017

Un souvenir d’Abidjan!



Je me souviens que, lorsque je pensais pour la première fois venir en Côte d’Ivoire c’était pour des vacances de noël de l’année passée, mais les préoccupations professionnelles m’ont pris assez de temps que je ne pouvais pas me déplacer. Me voilà aujourd’hui à Abidjan, une ville si belle pleine de palmiers le long de route, où les jeunes gens sont abordables et présentent un sourire magnifique lorsque ont les attend discuter. 
 
Je me souviens qu’il était presque midi, la  chaleur était à son comble, une foulée de personne venus accueillir leurs connaissances et membres de famille à l’aéroport international Félix Houphouet-Boigny, des enfants joueurs et des touristes de plusieurs coins du monde accrochés à leur  appareil photos ou Smartphone. Parmi eux Gisèle tenant son bébé dans ses bras, venue voir sa grande sœur Brigitte et un touriste venu avec sa copine s’adonner à visiter le grand Bassam. Oh, qu’il est loin le Lac-Kivu! Tous ont en commun, suivre les  8e jeux de la Francophonie qui se déroule actuellement à Abidjan. 

Je me souviens d’une collègue venus en Côte d’Ivoire il y a deux  années passées, elle disait avoir goûté un plat composé de semoule de manioc  et de la viande de poulet que la plupart des ivoiriens adorent consommés à midi. C’est l’Atieké.  Il m’a fallut deux jours  à Abidjan pour enfin goûter à l’Atieké qui est au fait la semoule de manioc de couleur blanche gardée dans des sac plastic qu’on mange qu’avec les doigts. Ça m’a rappelé la patte de la semoule de maïs que les congolais du Kivu adorent également manger. C’était délicieux malgré la quantité de piment que j’ai avalé. 

Je me souviens avoir rencontré lors de mon séjour à Cocody différents jeunes Blogueurs d’Abidjan, dont Daouda, Foster, De Laure,Franck et autres, à un endroit appelé « le terrain » où  jeunes, adultes et vieux se rencontrent pour discuter  autour d’un verre d’Ivoire. Cette ambiance m’a fait voyager dans mes souvenir de Kinshasa où les gens préfèrent discuter à l’extérieur autour d’une bouteille de Primus bien froide vu la chaleur qui leurs tienne compagnie. J’ai vu  certaines femmes  commerçantes  qui offrent de bon poissons bien grillés, des délicieuses brochettes de moutons accompagnées de la sauce pimentée qui m’a donné encore envie de retourner à Abidjan, pas pour suivre les jeux de la Francophonie mais pour des vrais vacances. 



mardi 13 juin 2017

« Ma lutte est de préserver la beauté naturelle africaine »



Née à Goma à l’est de la RDC, Clarisse Zihindula, une jeune entrepreneuse, s’est engagée à conscientiser les femmes de Goma pour qu’elles gardent leurs cheveux naturels.  Pour cela, elle tient un salon de beauté où elle ne propose que des produits naturels. 

Elle fabrique elle-même ces produits à base des matières premières des forêts congolaises.
« A travers ma maison de beauté dénommée Uzuri E’KA (la beauté de chez nous en shi, une des tribus du Sud-Kivu), j’encourage les jeunes à garder leurs cheveux naturels en appliquant un traitement fait à base d’huiles végétales. Je leur offre l’opportunité de rester belles au naturel. Ces huiles végétales proviennent des forêts de notre pays, plus précisément de Walikale » confie-t-elle.
Grâce à ces huiles végétales comme le « Ngazi » (huile de coco en swahili) ou le « Mbalika » (huile de ricin) mélangés au beurre de karité importé de la Côte d’Ivoire, Clarisse fait ressortir un mixage artisanal à appliquer sur les cheveux. Elle assure que le résultat est parfait après quelques semaines de traitement.

Convaincre tout le monde de revenir aux cheveux naturels
« Il est difficile de convaincre quelqu’un de couper à ras ses cheveux frisés ou dénaturés pour permettre une poussée de cheveux naturels. Mais à travers nos sensibilisations, nous avons réussi à convaincre certains et nous continuons toujours à le faire », avoue-t-elle.
Pour se lancer dans ces activités de beauté, Clarisse Zihindula dit s’être inspirée d’autres femmes africaines lors de ses voyages à l’étranger. Elle a aussi regardé plusieurs fois des vidéos dans lesquelles les femmes parlent de leurs expériences. 

Combattre l’influence de la « beauté occidentale ».
Clarisse Zihindula dénonce le fait  que  « les femmes de Goma et même celles de tout le pays soient trop influencées par la culture occidentale. Elles dépensent beaucoup en se focalisant exclusivement sur des produits venus de d’Europe ou d’Amérique. Elles utilisent les implants plastiques pour ressembler aux Blanches. En réalité, la beauté réside dans le naturel ». Elle ajoute : « Les femmes devraient valoriser la culture congolaise à l’exemple  de nos ancêtres qui eux gardaient leur beauté et leurs cheveux naturels. Leurs tresses étaient  faites à la main. »
A travers sa maison de beauté Uzuri E’KA, Clarisse Zihindula veut non seulement promouvoir les productions locales issues de nos forêts, mais aussi fournir de l’emploi aux jeunes filles pour qu’elles prennent goût au travail.
  
« J’ai déjà aidé environ 200 jeunes filles et garçons de Goma et d’ailleurs à revenir au naturel grâce aux huiles végétales venues de la forêt de Walikale. Je crois même que dans cinq ans, 60 % des femmes de Goma utiliseront des produits naturels ».
« Uzuri E’KA offre des services et des produits accompagnés de conseils » conclut Clarisse Zihindula, espérant ainsi rendre toute sa beauté à la femme congolaise.

Esther NSAPU

mercredi 7 juin 2017

ADDROSMIL, une association de lutte contre les infractions de l’armée et de la police


Addrosmil dans la sensibilisation à Uvira 

Depuis 2015, Benjamin Kalumire Ndi sensibilise l’armée et la police contre les violations des droits de l’homme commises par ceux qui servent sous les drapeaux. Il le fait à travers sa structure, l’Association pour la défense des droits du secteur de sécurité et militaire (ADDROSMIL).

En collaboration avec la hiérarchie de la police et de l’armée, ADDROSMIL mène ses activités à Uvira au Sud-Kivu. Benjamin Kalumire secrétaire exécutif général d’ADDROSMIL a répondu aux questions de Habari RDC pour expliquer son projet.

Habari RDC : Quel est le but de votre structure ? 

Benjamin Kalumire Ndi : A travers le projet « Lobi mokolo ya sika » qui veut dire « demain est un jour nouveau », le but est de sensibiliser les populations d’Uvira à avoir le courage de dénoncer les cas d’infractions commises par les agents de l’ordre. Elles peuvent les dénoncer au bureau de la police le plus proche. Nous luttons contre l’impunité en facilitant le rapprochement entre civils et militaires, mais aussi entre civils et policiers. 

Pourquoi le choix d’Uvira ?
Uvira fait partie de nos zones d’exécution du projet. Il a été documenté ici à Uvira certaines violations des droits de l’homme commises par des agents de l’ordre. C’est pourquoi nous sommes ici pour réaliser non seulement des activités de sensibilisation publique, mais aussi dans des unités de l’armée et de la police afin de briser les barrières entre l’armée et la population. Ces activités permettent également d’amener les populations civiles à collaborer avec les agents de l’ordre, étant donné que dans le territoire de Fizi, il y a la présence de plusieurs groupes rebelles. Certains militaires accusent les civils d’être des Mai-Mai ou des rebelles.
Qu’elle est l’importance de la boîte à images dans vos sensibilisations ?
La boîte à image est un outil très important de sensibilisation. Elle contient des dessins et des messages visant à encourager le bien et à décourager le mal. Des messages du genre « plus jamais ça », etc. Ces  images attirent les populations vers nous et les incitent à poser des questions librement aux militaires et aux policiers en ayant devant eux un dessin montrant des faits réels.
Depuis le début de vos activités dans la région, y a-t-il eu un changement de comportement au sein de l’armée ?
Il y a un changement positif du côté de l’armée et de la police. C’est la première fois dans la région que l’on voit un policier ou un militaire sensibiliser les populations civiles sur la voie publique afin de les amener à dénoncer les infractions que commettent des hommes armés. Le grand changement, c’est lorsque nous avons vu des militaires dénoncer eux-mêmes les méfaits de leurs collègues militaires. Plusieurs condamnations ont même été prononcées à l’auditorat militaire suite aux dénonciations de la population et de l’armée. Pour nous, c’est un succès.
Quelles sont les actions de plaidoyer que vous menez au profit de l’armée et de la population ?
Le plus grand projet qui nous tient à cœur, c’est le suivi des recommandations de la population et  la mise en application effective du statut des militaires et des policiers. Ce processus est en cours. Tant qu’il n’y a pas d’activités comme celles que nous menons sur le terrain, telles que les activités de rapprochement, les journées portes ouvertes et autres, c’est difficile que la réforme de l’armée et de la police puisse réussir.
Nous impliquons l’armée et la police dans toutes nos activités, car les exclure c’est créer des divisions au sein de la société alors que nous sommes appelés à nous unir pour être forts à jamais.

À noter que le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme (BCNUDH) a documenté au moins 5 190 violations des droits de l’homme en 2016 en RDC. Ce chiffre représente une augmentation de près de 30% par rapport aux 4 004 violations enregistrées en 2015. Dans ce rapport, il est mentionné que la Police congolaise est responsable de 30% des violations des droits de l’homme. Le rapport attribue également aux militaires 1 218 violations, ce qui constitue une hausse de 10% par rapport à 2015.

 https://habarirdc.net/addrosmil-association-de-lutte-contre-infractions-de-larmee-de-police/

Esther NSAPU 
 



Après 3 ans d’absence, l’eau revient à Walungu

Ce Mercredi 16 août à Walungu, en province du Sud-Kivu, une effervescence peu commune se faisait observer à l’hôpital général de réf...